Arpenter le paysage - Poètes, géographes et montagnards

De Martin de La Soudière
IBSN / réf.
9791095772675
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Entrer en paysage

1. Entrer en Pyrénées
2. Grandir avec les montagnes
3. Gagner les sommets
4. Arpenter le bocage avec Jean-Loup Trassard
5. Mériter le paysage. La Montagne
6. Géographes en herbe
7. Grand chemin et petites routes. Julien Gracq
8. Géographes de plein vent
9. Dans les collines de la Drôme, Philippe Jaccottet
10. Dessiner pour mieux voir
11. En forêt, se perdre avec André Dhôtel
12. Au pas de l'âne, au fil des gares
13. Le flâneur des confins, Pierre Sansot
14. Voir sans avoir vu
15. Le paysage sans lieu ni maître. Fernando Pessoa
16. Outre-pays. En Aragon

Pour la première fois, Martin de La Soudière, " ethnologue du dehors " et du temps qu'il fait, se livre à l'introspection. Essai autobiographique sur le paysage, cet ouvrage est un retour aux origines, une entrée sur le terrain pour l'ethnologue féru de géographie... Ce paysage intime a pour cadre la montagne, celle des Pyrénées.

Sur le mode du récit, Martin de La Soudière dialogue avec ses pères et ses carnets de travail. Son corpus hors du commun rassemble des écrivains, géographes, paysagistes, peintres, botanistes, mais aussi grimpeurs, militaires, cartographes, taupiers, bergers et autres promeneurs. Tous écrivent leur paysage. Franz Schrader, Élisée Reclus ou Vidal de La Blache habitent l'imaginaire de l'auteur, au même titre que les manuels d'escalades du XIXe siècle ou les livres de géographie du jeune élève des années 1950/1960. Entrer en Pyrénées s'opère aussi à différentes échelles, la vue statique et graphique avec son cadre et sa lumière est indissociable de l'expérience de l'escalade, de la promenade en famille ou de l'expédition aventurière entre frères et sœurs. Comme Martin de La Soudière le dit, on entre en paysage avec le pied et avec la main (on empoigne la matière de la roche pour grimper aux sommets). Mais l'écriture du paysage, en plein vent et en cabinet, est aussi une affaire de rituels. L'auteur scrute les gestes de ses poètes de prédilection : Jean-Loup Trassard arpentant son bocage, Julien Gracq au volant de sa deux-chevaux sur les rives de la Loire, André Dhôtel se perdant dans la forêt des Ardennes, jusqu'à Fernando Pessoa le promeneur immobile de Lisbonne. À travers ses " devanciers " comme il les appelle, l'auteur revendique une intimité du paysage féconde pour l'imaginaire et le travail intellectuel.
Dans cet ouvrage, Martin de La Soudière " franchit " la montagne en quelque sorte : inaugurant son récit par le souvenir de l'arrivée au seuil des Pyrénées quand il était enfant, le père de famille proclamant au volant de sa 15 chevaux " Et voici nos montagnes ", il le termine de l'autre côté du sommet, en Aragon, sur un dialogue avec son frère décédé Vincent, dialogue aux accents d'énigmes sur une vue panoramique. Le récit est accompagné de photos personnelles, d'extraits des carnets de Martin, carnets de son enfance jusqu'à aujourd'hui.

Martin de La Soudière est ethnologue au CNRS et à l'EHESS et intervient à l'Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles-Marseille. Il travaille depuis de nombreuses années sur des dimensions sensibles du monde rural, avec une prédilection pour la moyenne montagne (Massif central, la Lozère, les Pyrénées). Ses ouvrages principaux sont : Lignes secondaires (Créaphis, 2008), Poétique du village. Rencontre en Margeride (Stock, collection " Un ordre d'idée ", 2010), Au bonheur des saisons. Voyage au pays de la météo (Grasset, 1999), L'hiver. À la recherche d'une morte saison (Maison des sciences de l'homme, 1987).

Auteur Martin de La Soudière
Disponible immédiatement Non
IBSN / réf. 9791095772675
Éditeur ANAMOSA
À paraître - livres en précommande Non
Date de publication 2 mai 2019
Nombre de pages 381
Poids 0.454800
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